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J’assume

J’aime la musique pop. J’écoute beaucoup de styles différents, mais rien de mieux qu’un hit radio surjoué pour me faire danser dans ma cuisine.
J’aime les films cucu. J’écoute majoritairement de la télévision "légère", parce que j’ai besoin de me sentir heureuse lorsque je ferme la télé. La fiction me touche plus qu’elle ne le devrait alors je préfère éviter ses versions lourdes pour l’instant.
J’aime les œufs bénédictines. Je commande toujours les œufs bénédictines. Je suis presque heureuse lorsqu’il n’y en a pas sur le menu, car ça me permet de tester autre chose.
J’adore manger.
Je ne connais rien en vin. Faudrait bien que je m’y attarde un jour, mais pour l’instant je préfère le boire.

J’ai choisi de croire que les petits gestes peuvent changer quelque chose. Parce que l’inverse est trop déprimant. Alors à défaut de pouvoir changer le "big portrait" je regarde quels petits pas je peux faire.
Je crois qu’on fait son propre bonheur, mais je crois aussi qu’il faut savoir accepter certaines choses. À trop vouloir tout le temps plus, on fini par oublier de profiter du moment. C’est cliché, je sais.

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Briser le moule

Mon plancher de cuisine est toujours hideux, mais j’y passe pourtant mes soirées à préparer des bons petits plats pour ma famille.

Notre salon accueille nos passe-temps, nos éclats de rire et nos discussions.

Notre sous-sol s’emplit de trucs inutiles et de jouets inutilisés.

J’entends le gazon de notre terrain trop peu utilisé crier "coiffeur!".

Le trajet de la maison au travail est toujours aussi pénible.

La frénésie de la ville nous manque. La proximité à pied des commerces aussi.

Et si nous nous étions trompés.

J’adore notre cour. Les fêtes, les dimanches tranquilles, le carré de sable, la balançoire. Mais nous réalisons de plus en plus que, pour nous, elle ne vaut peut-être pas le sacrifice du temps passé dans le transport, de l’entretien qu’elle nécessite.

D’où l’on vient, l’achat d’une maison vient dans la suite logique des choses et acheter un "appartement" est un gros non-sens. Il est parfois difficile de briser le moule.

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Ménage du printemps

J’ai décidé de faire un peu de ménage "ici-d’dans". Me départir de soniavsnico.com, qui n’était pas utilisé à son plein potentiel, et réhabiter mon soniadesruisseaux.com, qui ne me servait plus que de présentoir sans trophée. J’ai aussi changé un peu la peinture, tsé, tant qu’à faire du ménage.

La section "Nico" a aussi disparu.  J’essaie de le convaincre depuis un bout de se partir une page youtube, qui sait, peut-être que son "éviction" le motivera un peu plus. ;)

Il est possible que certains liens ou certaines photos ne fonctionnent plus. Merci de m’en aviser. Prenez aussi note qu’il est possible que le titre du blogue change. Ou pas.

Une panne de train cause un ralentissement de service sur la ligne verte

Lundi 6h30, chéri commence plus tôt, j’assume donc seule la corvée du matin. Les déjeuners, le café, ma routine personnelle, mon lunch, les couches, l’habillage des enfants et les habits d’hiver. La poussette sur la glace, le grand qui refuse de partir, de marcher, de monter les marches de la garderie, les habits à enlever, le refus d’enlever les bottes, les pleurs la course pour l’autobus.

Lundi 8h, je manque mon autobus, attrape le suivant, télécharge le Devoir, attrape les dernières nouvelles sur les réseaux sociaux en tentant de maintenir mon équilibre dans un autobus bondé. Le temps est doux, mon manteau trop chaud et mon lundi trop endormi.

Les places assises sont l’avantage des bouts lignes, je m’engouffre donc dans le métro, enlève mon manteau, poursuit ma lecture.

Radisson, Langelier, Cadillac, on annonce un ralentissement de service. Assomption, Viau, Pie IX, le métro attend l’autorisation pour repartir. Joliette, on annonce une panne jusqu’à 9h25. Il est 8h50 et je suis déjà en retard. J’hésite entre me lever et courir après un autobus ou attendre patiemment et poursuivre l’écriture de ce billet inutile sur le mini clavier de mon téléphone.

9h05, le métro repart avec moi toujours bien assise dedans. Après tout, nous ne sommes que lundi et je n’ai bu que 4 gorgées de café.

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2014 et ses promesses

La première année dans la vie d’un enfant n’est pas la plus facile. Elle est merveilleuse, mais demandante. Des nuits écourtées, l’inquiétude constante de savoir un si petit être dépendant de soi, une nouvelle routine, de nouvelles habitudes à installer. Mais les mois passent et le quotidien s’installe. Bien que pas encore tout à fait au point, il fini par laisser un peu plus de place pour soi et pour de nouveaux projets.

Je n’ai pas de « to do list » cette année, seulement le souhait de prendre plus de temps. Du temps pour moi, mon couple, ma famille, mes amis, pour ma santé et mes passe-temps. Ce temps qui me manque terriblement, mais que je gaspille outrageusement. À trop vouloir tout faire en même temps, je ne profite de rien. Je vais travailler la dessus.

J’ai une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines. Une plateforme commune pour ceux qui, comme moi, n’écrivent pas assez souvent pour soutenir un auditoire constant sur un blogue personnel. Un journal web comme il s’en fait des milliers, mais sans ligne directrice. Bref un ramassis de n’importe quoi. J’ignore si ça pourrait fonctionner. En fait, je m’en fou un peu puisque mon but n’est pas de faire de l’argent mais bien de me motiver à écrire plus. Mais il faudrait quand même que je réussisse à rassembler quelques personnes pour que le projet fonctionne.

Mon but était de rassembler ici mes idées, pour préciser le projet, mais je dois avouer que mon esprit n’est pas des plus aiguisé ce soir. J’y reviendrai. Mais rien ne vous empêche de commenter si le projet vous intéresse ou pour m’aider à le préciser.

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Voici que nous avons survécu à notre première année en tant que famille pointelière. Nous n’avons pas exploré notre quartier autant que je ne l’aurais voulu, est-ce par manque de temps ou par manque de choses à découvrir, je ne saurais dire. Les rues et les ruelles des quartiers plus "vivants" de Montréal me font toujours un pincement au cœur, la proximité des commerces indépendants me manque énormément et la distance entre le travail et la maison fait que l’idée de se rapprocher revient régulièrement dans nos conversations . 

Mais tout n’est pas noir, loin de là. J’aime comment notre maison devient de plus en plus chaleureuse et accueillante, les party d’été dans la cour, les balades dans le quartier sans devoir partager le trottoir, le calme des rues les soirs, nos 3 radis de jardins, la balançoire et le carré de sable dans le fond du terrain… Dans notre routine familiale, tout y est parfait.

C’est à notre réalité professionnelle, individuelle et sociale que je ne m’habitue pas. Et le temps. Toujours courir après le temps. Mais ça c’est une autre histoire, une histoire de parents…

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Je vous écris aujourd’hui, en tant que maman de 2 enfants qui vont à la garderie, et ce, presque 10 heures par jour.

Ce matin j’ai envoyé ma puce à la garderie, malgré son nez qui coule et son attitude bougonne, et malgré le fait qu’hier, elle ait fait un peu de température. Parce que ma fille, elle fait de la température à chaque fois qu’elle perce une dent, et, malheureusement, je n’ai pas une banque inépuisable de journées maladies.

Je suis aller la chercher lorsqu’ils m’ont appelée à 11h30. Je leur ai demandé de lui donner du Tempra en attendant, parce que bon, j’ai 45 minutes de transport en commun à faire pour me rendre dans l’extrême est de l’île.
Pourquoi si loin? Pour eux. Pour leur offrir une chambre et un coin de terrain. Parce que je les aime tellement que je voudrais être parfaite et leur offrir la vie parfaite. Mais je ne fais pas de miracles. J’ai 34 ans et je commence à peine à faire l’épicerie sans calculatrice.

Ma fille est à la garderie depuis ses 10 mois. Parce que je travaille. Je n’irai pas jusqu’à vous dire que je n’ai pas d’autre choix; on a toujours le choix. Je pourrais retourner dans mon village natal, passer mes journées avec mes enfants dans une maison qui me couterait une fraction de celle que j’ai, pendant que mon conjoint travaillerait dans un poste sans intérêt, pour une fraction de son salaire. Mais nous ne serions pas heureux. Je crois personnellement que mes enfants méritent des parents heureux, mais si on me prouve le contraire je suis prête à assumer cette vie là. Parce que je les aime gros comme ça.

J’ai lu un texte dernièrement où l’auteure disait ne pas comprendre pourquoi faire des enfants si c’est pour les envoyer à la garderie. Bon dieu que ça m’a fait mal. Mes enfants et mes congés de maternité m’ont fait réaliser que le rôle de maman à la maison, ce n’est pas pour moi. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise mère? Aurais-je dû éviter de faire des enfants?

Je ne crois pas que ma situation soit idéale. Avec un poste permanent, j’aurai la possibilité de travailler moins, et, dans quelques années, nos finances nous permettrons peut-être de nous rapprocher un peu. Mais pour l’instant je fais ce que je peux avec ce que j’ai. Et, plus important encore, je les aime ces petites bêtes là. Je les aime tellement que ça fait mal. Je les aime plus fort que je n’aurais jamais cru être capable d’aimer. C’est ce qui compte, non?

Ah, et en passant, tout ce que je connais des garderies à 7$, c’est leur liste d’attente.