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Je suis une adulte

J’ai, pendant longtemps, refusé cette étiquette. Les enfants, la maison, la job stable, les REER, le fond de pension; je ne m’y sentais pas à ma place. Et pourtant, un à un, ces éléments ont envahi ma vie.
Mais moi je n’étais pas une adulte; je ne le voulais pas. Je refusais le poids, l’implication de cette vie. De ce que je croyais être la vie d’adulte.
Pourtant rien ne m’obligeait à accepter le moule. On fait bien ce qu’on veut de notre vie.
Je regarde autour de moi et je vois des adultes passionnés, qui vivent leur vie sans se soucier de l’avis du voisin.
Je suis une adulte. J’ai des enfants, une job stable, un REER, un fond de pension… et bientôt plus de maison. J’ai 35 ans et je suis loin d’avoir la vie que j’imaginais devoir avoir à 35 ans.
Et c’est parfait comme ça.

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5 ans déjà

Je ne suis pas de celles pour qui le mariage était un passage obligé. Je ne crois pas que mon mariage ait changé ma relation avec mon conjoint, à part sur quelques points au niveau légal, il a simplement confirmé qu’on s’en allait tous les deux dans la même direction.

J’ai vu des gens autour de moi faire des enfants parce qu’ils voulaient en avoir avant un âge X; acheter une maison à deux, parce que seul c’est trop cher. Moi je voulais former une famille. Lui aussi.

Le mariage ne protège de rien. Il se brise tout autant qu’une hypothèque. Mais il est la preuve qu’à un moment X nous regardions tous les deux dans la même direction. Ce qu’on en fait ensuite dépend des épreuves et de notre volonté.

Il y a 5 ans, tu m’as dit oui, et depuis on n’a pas arrêté. 2 emplois pour toi, 3 postes pour moi, 2 enfants, 3 appartements et une maison… Une belle petite maison avec une pancarte à vendre depuis mardi.

On est un peu fou, on ne fait pas toujours le choix logique, mais on prend le chemin qui, croit-on, nous rendra le plus heureux. Et on est toujours prêt à assumer nos erreurs, je crois que c’est ce qui fait notre force.

Je ne pourrais imaginer de meilleure personne pour partager les hauts et les bas de la vie quotidienne et avec qui observer nos enfants grandir.

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Sonia et le végétarisme

Depuis quelques mois, nous expérimentons une diète majoritairement végétarienne à la maison. Je cuisine de la viande un soir semaine, les enfants en mangent à la garderie et moi à l’occasion au bureau (lorsque je n’ai pas de lunch) ou dans les sorties. Mon conjoint ne consomme plus aucune viande (ni poulet, ni poisson), par dégoût soudain et inexpliqué.
La transition fut relativement facile. Je cherchais depuis longtemps à réduire notre consommation animale, pour notre santé et aussi pour l’environnement, et mon conjoint était le plus réticent à l’idée. J’ai donc saisi l’opportunité avec motivation et j’ai même flirté avec les livres de recettes végétaliennes qui me faisaient si peur.
Le végétarisme a beaucoup d’avantages. Premièrement, la viande est souvent ce qui coûte le plus cher dans l’épicerie, donc il y a une économie monétaire immédiate. Ensuite, le temps de cuisson des recettes est souvent plus court, et aucun danger d’oublier de dégeler le poulet. Donc le tout s’intègre très bien à la routine. Et finalement, personnellement, je trouve l’improvisation culinaire plus facile lorsqu’il n’y a pas de viande en jeu.
Le plus difficile, je dirais, c’est d’introduire des protéines à notre alimentation. Mon conjoint a fait une « écoeurantite » des légumineuses, et moi j’ai pris 10 livres en 2 mois. Je ne m’attendais pas à ce que les protéines jouent un si gros rôle sur la sensation de satiété. J’ai tout le temps faim!
Je vais donc, malheureusement, devoir réintégrer de la viande à mon alimentation sur une base plus régulière. Sans nécessairement me remettre à cuisiner comme avant, je vais peut-être ajouter du poulet à mes salades, ou quelques languettes de porc à mon riz aux légumes.

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J’assume

J’aime la musique pop. J’écoute beaucoup de styles différents, mais rien de mieux qu’un hit radio surjoué pour me faire danser dans ma cuisine.
J’aime les films cucu. J’écoute majoritairement de la télévision « légère », parce que j’ai besoin de me sentir heureuse lorsque je ferme la télé. La fiction me touche plus qu’elle ne le devrait alors je préfère éviter ses versions lourdes pour l’instant.
J’aime les œufs bénédictines. Je commande toujours les œufs bénédictines. Je suis presque heureuse lorsqu’il n’y en a pas sur le menu, car ça me permet de tester autre chose.
J’adore manger.
Je ne connais rien en vin. Faudrait bien que je m’y attarde un jour, mais pour l’instant je préfère le boire.

J’ai choisi de croire que les petits gestes peuvent changer quelque chose. Parce que l’inverse est trop déprimant. Alors à défaut de pouvoir changer le « big portrait » je regarde quels petits pas je peux faire.
Je crois qu’on fait son propre bonheur, mais je crois aussi qu’il faut savoir accepter certaines choses. À trop vouloir tout le temps plus, on fini par oublier de profiter du moment. C’est cliché, je sais.

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Briser le moule

Mon plancher de cuisine est toujours hideux, mais j’y passe pourtant mes soirées à préparer des bons petits plats pour ma famille.

Notre salon accueille nos passe-temps, nos éclats de rire et nos discussions.

Notre sous-sol s’emplit de trucs inutiles et de jouets inutilisés.

J’entends le gazon de notre terrain trop peu utilisé crier « coiffeur! ».

Le trajet de la maison au travail est toujours aussi pénible.

La frénésie de la ville nous manque. La proximité à pied des commerces aussi.

Et si nous nous étions trompés.

J’adore notre cour. Les fêtes, les dimanches tranquilles, le carré de sable, la balançoire. Mais nous réalisons de plus en plus que, pour nous, elle ne vaut peut-être pas le sacrifice du temps passé dans le transport, de l’entretien qu’elle nécessite.

D’où l’on vient, l’achat d’une maison vient dans la suite logique des choses et acheter un « appartement » est un gros non-sens. Il est parfois difficile de briser le moule.

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Ménage du printemps

J’ai décidé de faire un peu de ménage « ici-d’dans ». Me départir de soniavsnico.com, qui n’était pas utilisé à son plein potentiel, et réhabiter mon soniadesruisseaux.com, qui ne me servait plus que de présentoir sans trophée. J’ai aussi changé un peu la peinture, tsé, tant qu’à faire du ménage.

La section « Nico » a aussi disparu.  J’essaie de le convaincre depuis un bout de se partir une page youtube, qui sait, peut-être que son « éviction » le motivera un peu plus. ;)

Il est possible que certains liens ou certaines photos ne fonctionnent plus. Merci de m’en aviser. Prenez aussi note qu’il est possible que le titre du blogue change. Ou pas.

Une panne de train cause un ralentissement de service sur la ligne verte

Lundi 6h30, chéri commence plus tôt, j’assume donc seule la corvée du matin. Les déjeuners, le café, ma routine personnelle, mon lunch, les couches, l’habillage des enfants et les habits d’hiver. La poussette sur la glace, le grand qui refuse de partir, de marcher, de monter les marches de la garderie, les habits à enlever, le refus d’enlever les bottes, les pleurs la course pour l’autobus.

Lundi 8h, je manque mon autobus, attrape le suivant, télécharge le Devoir, attrape les dernières nouvelles sur les réseaux sociaux en tentant de maintenir mon équilibre dans un autobus bondé. Le temps est doux, mon manteau trop chaud et mon lundi trop endormi.

Les places assises sont l’avantage des bouts lignes, je m’engouffre donc dans le métro, enlève mon manteau, poursuit ma lecture.

Radisson, Langelier, Cadillac, on annonce un ralentissement de service. Assomption, Viau, Pie IX, le métro attend l’autorisation pour repartir. Joliette, on annonce une panne jusqu’à 9h25. Il est 8h50 et je suis déjà en retard. J’hésite entre me lever et courir après un autobus ou attendre patiemment et poursuivre l’écriture de ce billet inutile sur le mini clavier de mon téléphone.

9h05, le métro repart avec moi toujours bien assise dedans. Après tout, nous ne sommes que lundi et je n’ai bu que 4 gorgées de café.