Une panne de train cause un ralentissement de service sur la ligne verte

Lundi 6h30, chéri commence plus tôt, j’assume donc seule la corvée du matin. Les déjeuners, le café, ma routine personnelle, mon lunch, les couches, l’habillage des enfants et les habits d’hiver. La poussette sur la glace, le grand qui refuse de partir, de marcher, de monter les marches de la garderie, les habits à enlever, le refus d’enlever les bottes, les pleurs la course pour l’autobus.

Lundi 8h, je manque mon autobus, attrape le suivant, télécharge le Devoir, attrape les dernières nouvelles sur les réseaux sociaux en tentant de maintenir mon équilibre dans un autobus bondé. Le temps est doux, mon manteau trop chaud et mon lundi trop endormi.

Les places assises sont l’avantage des bouts lignes, je m’engouffre donc dans le métro, enlève mon manteau, poursuit ma lecture.

Radisson, Langelier, Cadillac, on annonce un ralentissement de service. Assomption, Viau, Pie IX, le métro attend l’autorisation pour repartir. Joliette, on annonce une panne jusqu’à 9h25. Il est 8h50 et je suis déjà en retard. J’hésite entre me lever et courir après un autobus ou attendre patiemment et poursuivre l’écriture de ce billet inutile sur le mini clavier de mon téléphone.

9h05, le métro repart avec moi toujours bien assise dedans. Après tout, nous ne sommes que lundi et je n’ai bu que 4 gorgées de café.

Mars déjà

Mon bébé a eu 6 mois et je ne m’en suis pas rendue compte. J’ai commencé la deuxième partie de mon congé aussi. Et avec lui le retour de mon questionnement professionnel. J’ai un emploi stable, mais toujours pas de poste à moi. Non pas que ça me dérange, c’est plutôt l’opportunité d’aller voir ailleurs qui me titille. Un poste à 3-4 jours semaine ou encore un endroit où mon côté créatif pourrait être plus stimulé… Dans un monde idéal, les deux. Il faut dire qu’avec la maison ma marge de manoeuvre niveau salariale est plutôt limité.

Je réalise aussi à quel point le temps me manque. J’ai dû aller à la clinique médicale cette semaine, et au lieu de pester contre le temps d’attente, j’étais heureuse de pouvoir enfin en profiter pour lire sans être dérangée. J’ai tellement de projets que je dois mettre de côté par manque de temps. Le temps n’a jamais été aussi au centre de mes préoccupations que présentement, je n’ose pas penser ce que se sera lors de mon retour au travail.

Ma vie sociale est aussi difficile à gérer. Je découvre une appréciation que je ne soupçonnais pas aux « sorties familiales », mais j’ai aussi besoin de sorties de couple et de sorties d’adultes.

Parents, la seule profession qu’on apprend encore sur le tas.

Reconnaître ses erreurs

Vers la fin de mon congé de maternité, j’ai dû faire face à un choix difficile. Me lancer à mon compte comme je l’avais planifié au départ, retourner chez mon employeur ou entreprendre la recherche d’un nouvel emploi. J’ai fait le choix qui me semblait logique et sécurisant, retourner là où j’avais déjà ma place. J’espérais ainsi avoir accès à un poste permanent à court ou moyen terme.

Je réalise aujourd’hui que ce choix, aussi bon qu’il était sur le coup, se trouve à être une erreur à long terme. L’impossibilité d’accéder à un poste permanent avant quelques années et l’impossibilité de choisir ledit poste, tout cela mine mon sentiment d’appartenance à mon employeur et mon envie de me surpasser.

Alors j’ai pris la décision de « regarder ailleurs » si une nouvelle opportunité ne me conviendrait pas plus. Que ce soit à temps partiel (3-4 jours semaine serait un rêve pour la maman que je suis) ou temps plein, je cherche une compagnie pour qui j’aurai envie de me surpasser à nouveau. Je conserve mon emploi, et je le fais bien car je déteste faire les choses à moitié, mais le cœur n’y plus…

Si vous, ou quelqu’un de votre entourage, recherchez une adjointe, secrétaire, ou autre, je vous invite à visiter mon profil LinkedIn et à me contacter.

La fin des beaux jours

Eh oui, je suis de retour au travail depuis lundi. Toujours le même employeur, mais aucun poste à moi. Donc depuis lundi je suis assise sur une nouvelle chaise, pour une durée de plus ou moins 45 jours ouvrables.

Après presque 1 an à la maison, je dois me remettre dans le bain, dans la folie du 9 à 5, la garderie en plus. Pour être honnête, ça fait du bien de retrouver une vie à l’extérieur de mon rôle de maman. J’ai l’impression d’apprécier encore plus mes moments avec lui, nos moments à 3.

Ma vie a beaucoup changé en 1 an, mes priorités ne sont plus les mêmes, mes buts non plus. Donc par conséquent mes choix sont différents. Comme celui d’accepter de jouer à la chaise musicale en attendant un poste. Un poste qui, espérons-le, me donnera l’opportunité de réduire mes heures de façon à consacrer plus de temps à ma famille et à mes passions.

Disons que pour une fille qui souhaitait rester la même malgré son nouveau rôle, je me suis royalement plantée…

Ma spécialité? C’est n’importe quoi!

Je n’ai jamais été bonne pour me brancher. J’ai longtemps voulu faire du théâtre, mais j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne faisais pas le poids face à ceux qui avaient l’absolue certitude d’être dans le bon univers. Mon univers à moi, il est grand, diversifié, et puis… Oh! Un oiseaux!

J’ai choisi ma technique pour son côté touche-à-tout. La rédaction, le traitement photo, la mise en page, le web, la vidéo, la comptabilité… et bien sûr le secrétariat. Parce que comme ça je pourrais tout faire, sans devoir choisir. Mais la vie n’est pas aussi simple n’est-ce pas? À vouloir tout faire on devient pas trop pire en tout, mais spécialiste en rien.

Même dans l’écrit je me retrouve avec la même difficulté. J’aime tout, je veux écrire sur tout, mais je n’en connais pas assez sur un sujet donné parce que je préfère m’intéresser un peu à tout que beaucoup à un.

Pause café

Je ne le cache pas, j’ai choisi mon domaine, la bureautique, parce que je connaissais ça et que (vous ne lirez pas ça souvent ici, je ne suis vraiment pas du type vantarde, au contraire) « i’m pretty good at it ». Lorsque j’ai réalisé que ma passion pour les mots ne me mènerais pas à la sécurité financière, j’ai fait le choix logique. Je me suis dis qu’à défaut d’avoir un job palpitant, je pourrais m’accrocher à un domaine qui le serait. Je vous mets au défi de trouver une secrétaire qui le fait par plaisir. On le fait parce qu’on apprécie le travail de bureau, parce qu’on espère de l’avancement, mais rarement parce qu’on aime classer le courrier et taper les lettres du patron.

J’ai débuté mon congé de maternité avec 1001 projets professionnels que j’ai écarté les uns après les autres. J’ai toujours le même employeur qui m’attend, avec ses offres de remplacement, mais rien d’ultra-motivant à mon retour de congé. Avec de la chance j’aurai un nouveau défi d’un an ou deux, sinon se sera un mois ou deux…

« Évolusons »

Dans mon dernier billet je vous parlais d’une « to do list » que je ne divulguais pas. Question de ne pas me mettre de pression et me donner le loisir de la modifier à ma guise. Comme je l’ai fait cette semaine.

La fin de 2010 m’a fait réaliser que je n’étais peut-être pas faite pour le travail autonome, du moins le travail entièrement autonome. Le travail à la maison, ça je sais faire, mais courir les clients, c’est pour moi un vrai cauchemar. Mes « social skills » ne sont pas assez élevés. Je m’entend bien avec pratiquement tout le monde et je sais être d’agréable compagnie, mais aborder des étrangers, c’est loin d’être mon fort. Même aborder des gens que je connais peut être, à l’occasion, chose difficile.

Alors voilà, une de mes tâches principales pour début 2011 était de me trouver un emploi à temps partiel. À défaut de pouvoir travailler de la maison, je pourrais du moins consacrer une journée de semaine à mon fils, et, dans un monde idéal, une autre journée à mes écrits. Parce que, soyons honnête, si jadis j’avais peine à trouver une petite heure pour écrire, avec le mini-monstre, on oublie. Si je ne me cédule pas un temps d’écriture, la volonté à beau être là, le temps n’y est pas.

Sauf que, dans cette liste se trouvait aussi « acheter une propriété dans un avenir proche ». Et je dois me rendre à l’évidence, ces 2 plans ne s’accordent pas. Alors la « to do list » évolue, comme elle doit le faire…