Adieu et bonjour

Il y a 2 ans, nous avons fait un pari, celui de décider en 5 ans si la vie de pointeliers nous convenait. Ça nous aura pris moins de 2 ans pour réaliser que non.

Ce fut une belle expérience que je ne regrette aucunement. Une expérience qui nous a permis de réaliser certaines choses que nous n’aurions jamais réalisées autrement.

Une belle maison avec une cour, c’est le fun.
Faire une heure de route matin et soir pour s’y rendre, c’est moins le fun.
On aime sortir, voir notre monde, voir la ville. La pelouse, les feuilles, la neige, l’entretien, les petites réparations, les moustiques, ce n’est pas vraiment pour nous.

Notre maison a plus de 60 ans. Il faut la chouchouter, l’entretenir, la réparer. Notre maison est loin. Pas assez loin pour que notre coin de l’île ait une vie propre, mais assez pour que l’AMT nous considère en banlieue, malgré notre code régional dans le 514. Notre maison nous a coûté une petite fortune. D’où je viens on peut avoir une méchante belle baraque pour le même prix. Ici on peut à peine se payer un condo ou une maison, loin, loin.

Tout ça, c’est trop cher payé pour le peu de plus que ça nous apporte.

Demain, nous deviendrons verdunois. Un nouveau quartier à découvrir, un nouveau départ pour notre famille, de nouvelles aventures.

Adieu, et à tout de suite.

 

 

Bonne année!

Je débute 2015 en profitant de mes derniers moments dans la maison avant d’abandonner notre vie pointelière. Le temps des fêtes a passé à la vitesse de l’éclair, entre la popote, les partys et les boîtes, l’année aussi; je ne m’habitue toujours pas à la vitesse des journées avec des enfants.

Pour 2014 je souhaitais simplement prendre le temps. Ce n’est pas parfait, mais ça s’améliore chaque jour.

Pour 2015 je reviens cependant à ma « to do list », question d’orienter mes idées.

  • Modifier/améliorer/orienter cette plateforme pour me motiver à écrire plus.
  • Lire plus.
  • Bouger plus.
  • Continuer mes efforts pour améliorer notre alimentation.
  • Continuer mes efforts pour avoir un mode de vie/de consommation plus écolo/éthique.
  • Faire un voyage en famille cette été.
  • Faire un voyage en couple cet hiver ou ce printemps.
  • Profiter des activités et festivals avec les enfants.
  • Voir la famille plus souvent.
  • Recommencer à organiser des soupers entre amis.
  • Respirer, apprendre à gérer mon stress.

Et finalement, j’aimerais aussi profiter de ce billet pour vous souhaiter une bonne année, de la santé et du bonheur.

Vendue!

C’est le début d’une nouvelle aventure. Nous devons quitter notre première maison pour le 15 janvier. Un beau déménagement en plein hiver.

Nous avons finalement décidé de nous rapprocher de notre travail, de nos amis et des commerces de proximité. Retrouver le mode vie « piéton » qui nous manque ici.

Pour cela nous avons dû sacrifier la maison, notre première propriété.

Retour en appartement.

Ce ne fut pas une décision facile à prendre.

Cette décision est pourtant tout à fait logique. Notre budget ne nous permettant pas d’acheter un condo 3 chambres dans un périmètre que nous considérons raisonnable, nous avions le choix entre acheter un (petit) condo 2 chambres et devoir le revendre dans 5 ans ou retourner en logement le temps d’économiser assez pour un condo 3 chambres. Le marché des condos étant ce qu’il est, nous avons choisi l’option 2.

Dans l’immédiat, c’est la meilleure décision pour notre famille. C’est un peu à contre-courant, mais nous sommes en paix avec notre décision, même si elle peut paraître comme un échec aux yeux de certains.

Comme je le disais plus tôt, ce sera une nouvelle aventure. Et nous en ferons une belle aventure.

Voici que nous avons survécu à notre première année en tant que famille pointelière. Nous n’avons pas exploré notre quartier autant que je ne l’aurais voulu, est-ce par manque de temps ou par manque de choses à découvrir, je ne saurais dire. Les rues et les ruelles des quartiers plus « vivants » de Montréal me font toujours un pincement au cœur, la proximité des commerces indépendants me manque énormément et la distance entre le travail et la maison fait que l’idée de se rapprocher revient régulièrement dans nos conversations . 

Mais tout n’est pas noir, loin de là. J’aime comment notre maison devient de plus en plus chaleureuse et accueillante, les party d’été dans la cour, les balades dans le quartier sans devoir partager le trottoir, le calme des rues les soirs, nos 3 radis de jardins, la balançoire et le carré de sable dans le fond du terrain… Dans notre routine familiale, tout y est parfait.

C’est à notre réalité professionnelle, individuelle et sociale que je ne m’habitue pas. Et le temps. Toujours courir après le temps. Mais ça c’est une autre histoire, une histoire de parents…

Mon Montréal loin

Je l’avoue, j’ai beaucoup de difficulté à me satisfaire de ce que j’ai. Non seulement la vie du voisin semble tellement plus intéressante, mais en plus mes vies passées me font le même effet. C’est facile avec les souvenirs. On se souvient des moments magiques, mais on oublie bien vite les longueurs.

J’ai aussi tendance à oublier que l’important ce n’est pas l’endroit, mais les gens avec qui j’y suis.

Je me souviens d’un après-midi ensoleillé à Sherbrooke, à boire une bière sur mon balcon avec 2 bons amis. Je ne me rappelle plus pourquoi ce souvenir est si important, mais je me souviens que j’y étais bien, et que l’emplacement était bien accessoire dans l’histoire. Ce n’était pas un bar populaire, ni même un balcon joliment aménagé. Je partageais l’endroit avec la voisine et nos bacs à recyclage.

Je me souviens d’une coupe de vin, bu sur notre balcon rue Mentana alors qu’on venait de réussir à endormir notre petit-petit homme. Un moment en amoureux, sans gardienne, à quelques rues de l’action.

Je dois me souvenir de profiter du moment présent. Même si c’est dans une cuisine de Pointe-aux-Trembles.

Chez nous

Vous roulez sur Sherbrooke vers l’est, passez les pétrolières et les usines, vous croiserez un McDo au milieu des concessionnaires de chars et vous êtes chez-moi. J’habite un McDo.

Je ne connais pas vraiment mon quartier. J’ai appris dans mon premier mois ici que les cheminées des pétrolières peuvent cracher du feu et que notre maison se trouve dans le périmètre de la sirène de déversement chimique de Chemtrade.

Je sais que j’ai l’air négative comme ça, mais j’ai vraiment envie d’apprendre à connaître ce secteur mal-aimé. Parce que j’adore la maison. Ma maison. Parce que dans l’escalier y’a du « paneling » et que ça me fait rire. Parce que son plancher de cuisine est hideux. Parce que la maison a une histoire et qu’elle « sent » le bonheur. Parce que les enfants de l’ancien propriétaire nous ont donné leur bénédiction. « J’espère que vous y serez aussi heureux qu’on l’a été. »

Non il n’y a pas de boutiques « hip » ni de cafés « trendy », mais il y a surement autre chose et c’est ce que je vais découvrir.